Vendredi 13 janvier 2006
5
13
/01
/2006
18:15

Mbott-le-Crapaud et Njamala-la-Girafe ne restaient pas un seul jour sans se disputer. Un jour Njamala arrive au bord d’une rivière et entend Mbott le crapaud chanter à haute voix :
« Ngoox ! Ngooxi ! Ngoox !
¾Vilain petit animal ! Tout le monde se repose, et toi tu les déranges avec tes grands cris ! »
Surpris par ce qu’il vient d’entendre, Mbott regarde la girafe d’un air méprisant et lui dit :
« Njamala, tu peux me traiter de petit animal, mais saches que Dieu m’a créé ainsi. Regarde-toi, avec tes pattes longues comme celles de caakaaba ! Avec ton cou démesuré qui porte ta petite tête sans cervelle ! Tu es très naïf. »
Se sentant vexée, Njamala tend son long cou pour saisir et mordre son ennemi. Celui-ci plonge dans l’eau en riant et en chantant :
« Ngoox ! Ngooxi ! Ngoox ! »
Depuis ce jour, quand la girafe vient boire à la rivière, elle examine d’abord l’eau pour chercher le crapaud et lui régler son compte.
" Xaste warul jaam".
Traduction: Une personne bien éduquée ne doit pas dire d’injures .
Par capucine640
-
Publié dans : conter
0
-
Recommander
Dimanche 26 février 2006
7
26
/02
/2006
15:04
Le complexe de Prométhée
" Voici donc la véritable base du respect devant la flamme : si l’enfant approche sa main du feu, son père lui donne un coup de règle sur les doigts.
Le feu frappe sans avoir besoin de brûler. Que ce feu soit flamme ou chaleur, lampe ou fourneau, la vigilance des parents est la même.[...]
Au fur et mesure que l’enfant grandit, les interdictions se spiritualisent : le coup de règle est remplacé par la voix courroucée ; la voix courroucée par le récit du danger d’incendie, par les légendes sur le feu du ciel.[...]
L’enfant veut faire comme son père, loin de son père et de même qu'un petit Prométhée il dérobe des allumettes. Il court alors dans les champs et, au creux d'un ravin, aidé de ces compagnons, il fonde le foyer de l'école buissonnière.
L’enfant des villes ne connaît guère ce feu qui flambe entre deux pierres. [...] Il peut échapper à ce complexe de Prométhée dont j’ai souvent senti l’action. Seul ce complexe peut nous faire comprendre l’intérêt que rencontre toujours la légende, en soi bien pauvre, du père du Feu. [...]
Nous proposons donc de ranger sous le nom de complexe de Prométhée toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos père, autant que nos maîtres, plus que nos maîtres. "
Gaston Bachelard: la psychanalyse du feu
Par capucine640
-
Publié dans : conter
0
-
Recommander
Mercredi 27 septembre 2006
3
27
/09
/2006
11:01
Lorsque je travaillais encore dans mon patelin, Baobab en Béarn, j'ai fais la rencontre la plus douce calme et zen de ma vie de girafe :Elisa
Elle est arrivée un matin de septembre dans ma case école (eh oui, la girafe est un peu gourou des pt'ites cervelles au quotidien). Avec son doux sourire, sa voix presque chuchotée, ses gestes tranquilles, elle a été le meilleur de mon année 2004/2005. Sous ses airs de pas y toucher, elle a dompté, tenez vous bien, une girafe, (moi), une cuisinière volcanique, une bande de ouistitis tapageurs, et un bel animal étrange entre le zèbre et le paresseux, inclassable parmi les inclassables, inabordable et dépourvu de langage.
Elle m'a prouvé que l'on pouvait repousser les limites de l'incommunication pathologique à force de patience et de gentillesse. Certes les progrès étaient infimes, autaut que l'estime était infinie.
Ce soir la girafe baisse officiellement son long cou pour rendre hommage à ELISA.
Puissent ta douceur ta patience et ta gentillesse te rendre heureuse toute ta vie.
Car même si ton baobab n'est pas très éloigné du mien, même si je ne t'appelle pas du tout, je te garde estime et amitié au plus profond de mon coeur.
Fin de la minute de vérité. C'est OK pour le thé. Je m'arrangerai avec le "zom" pour avoir une aprem de permission.
Bisou à toi et encore bravo pour toutes les choses que tu fabriques et surtout les effets photo sur ton blog. Mais dans quelques temps, je finirai par y arriver moi aussi.
Baobab city, fin des communications.
Par capucine640
-
Publié dans : conter
2
-
Recommander
Dimanche 25 mars 2007
7
25
/03
/2007
14:34
Les tribulations de la famille girafe sont imprévisibles. Il suffit d'un mouche, même moins, pour que l'on déraille.Depuis quelques temps, nous avons donc une énorme écharde plantée dans le sabot. Pour la photo, revenir plus tard, à défaut je vous décrit l'histoire et la chose.Ambroise et Capucine, fous d'amour et pleins de bébés, décidèrent de se remarier en juillet 2004. Parce que c'était déjà fait, mais en petit comité, et Penn ar bed (au bout du monde en breton).Vous connaissez le processus. Ce n'est pas le mariage en soit qui pose problème, mais plutôt ce que l'on s'oblige à faire à côté pour se sentir pleinement abouti.Donc, la vieille béarnaise méritait une vrai cuisine, une vrai rembarde de mezzanine, un escalier, des enduits intérieur, (et pourquoi pas extérieurs disait beau papa), un jardin, une clôture, une terrasse (on a juste mis du gravier blanc), entretenir le potager dimension piscine municipale et, ET
ET
Une chambre d'amis
zip, zoup, et flic et flouc
Papé (beau papa) nous ramène l'immonde puante vieille et très pratique caravane blanche qui a déjà 30 ans et qui pourrissait au fond de son jardin.
On sait jamais, ça peut toujours servir à un cousin trop imbibé. (parce que le mariage a eu lieu chez Tatie Vyline, restauratrice 3 maisons plus loin, que tonton Firmin nous a béni, , tonton Joseph a dirigé le choeur, accompagné par cousine Papillon à l'orgue, tandis que tonton Bernard entonnait L'avé Maria de Gounot de sa sublime voix de ténor, et que la famille entière avait réalisé les décos (salle des fêtes par les cousins, dragées et déco maison par les cousines). Vous voyez, c'est pas compliqué une fois que vous avez réussi à attraper votre escargot.
Mais revenons en à la verrue.
Elle sentait si mauvais, que même imbibé, personne ne pouvait dormir dedans.
Elle a donc gentiment continué à nous gêner depuis, au fond du jardin, à droite, entre les bambous et le châtaignier.
Ca fait maintenant 3 ans.
Les enfants ont grandi, et ils l'ont transformée en cabane. D'où, l'horrible désir irreprescible de mon escargot de l'habiller de bardage de bois ou de relève.
AAAAAAAAAAAAAAAARGH
pourquoi mon magique bonhomme se contente t-il de si peu?????
Allez, soyons fous, point de cabane-abri de jardin façon Le roy de chez Merlin, ni de caravane en tole plastique repeinte en orange à tâches marron, vous ne pensiez tout de même pas que j'allais la faire rouge avec des gros points noirs !!!!!!
Il faut rester discrets et se fondre dans le décor junglesque de Baobab city.
Donc, Donc Donc, notre nouveau projet, (le 4018953625789°ème de la série les girafes réfléchissent), sera
allez zou, on s'y attaque, mais qu'avec de la récup
Baobab city, les week-end pluvieux ont un effet désastreux sur les
méninges de la famille qui se prend trop à penser
Par capucine640
-
Publié dans : conter
4
-
Recommander
Lundi 26 mars 2007
1
26
/03
/2007
18:52
Suite de l'article d'hier.
Quelques photos, projets et horreur qui fait hurler la girafe
et voila l'inaccessible espoir
Ce n'est pas encore chez nous mais ça nous plaît bien
Par capucine640
-
Publié dans : conter
3
-
Recommander
Commentaires