J'ai comme l'impression que quelqu'un c'est troué !!!!!!!!!!
Dis-donc ma mérotte. Après tu fais croire à tout le monde que tu es super mamie, mais là, c'est bien la première fois que je te vois voyager si léger : 3 culottes, deux doudous (tu es bien sûre de les avoir pris????) et des girafons. Mais je sais que tu assures grave avec tes aiguilles à réactions. Tu vas bien réussir à leur broder un trousseau tout en tenant la maison et en t'occupant du jardin..........................
Je rigole et je t'aime lorsque tu faiblis avec le sourire
Baobab City, consigne gratuite pour bagages oubliés
Je rentre tout juste de vacances, vous le savez, et je découvre tout ce que j'ai raté, dont le coup de trafalgar que Mr Victor a fait à sa maman MIME: il est IP (intellectuellement précoce).
Pouark !!! la vilaine maladie.
Déroulons le fil de nos souvenirs personnels pour essayer d'offrir à Mime non pas un conseil ou une réponse, mais seulement une expérience vécue à deux cerveaux.
Lorsque je tente de remonter au plus loin dans mes souvenirs, l'école a toujours été le seul endroit où je me sentais bien, mis à part un tout petit coin dans ma chambre, garni de coussins, où je me vautrais pour lire mes fichus bouquins.
J'avais la sensation de me remplir, au sens propre, de tout ce que les profs me donnaient. J'étais une grande perche, déjà, imaginez donc 1.10m à 4 ans, et qui plus est, je savais lire, compter et tout et tout en rentrant au CP. Là, c'est vrai, je me suis un peu ennuyée, mais il y avait Sébastien. Ensemble on faisait la course, aux diplômes, d'honneur bien sûr. Et ceci jusqu'en CM2, où je finissais l'année à 19.75 de moyenne générale, parce que 20, ce n'est pas décent.
Par la suite, collège et lycée, On peut dire que mon niveau a baissé, en ce qui concerne la moyenne générale : 16 en fin de 3°, le BEPC acquis avant de le passer, un Bac comme ça, Mention AB, pas plus.
Précoce et géniale la girafe????
Au vu des notes, on pourrait penser que non, juste brillante. Mais la force de Maminou et ma chance, ce fut l'environnement. Habitant alors en banlieue bordelaise, nous avions accès à un pannel d'activités incroyable. Donc reprenons dans l'ordre: * natation, danse, solfège piano, patinnage artistique sur glace en Cp CE2 * solfège piano catéchisme actif patinnage tennis colonies de vacances et maison d'enfants de mai à août (soin medicaux pour enfants asthmatiques ) sans scolarisation du Cm1 à la 5°. * Petit frère, solfège piano GRS tennis Lecture encore et encore et encore et REEDUCATION POSTURALE pour cause d'énormissime scoliose, 9 heures par semaine, avec autonomie partielle de déplacement en bus * Toujours la réeduc, j'abandonne le piano et le solfège, je démarre la natation sportive et le basket, sans oublier la rédaction en chef du fanzine du lycée, déléguée de classe, organisatrice de soirées du lycée, et petits copains (mais ça maman ne le savait pas), plus les matchs etc........ et les babysitting, les cours particuliers pour faire des sous, mes premiers jobs au Leclerc du coin ..........ainsi qu'un groupe de soutien scolaire quasi bénévole pour kles élèves de 6/5° de la ville, tous les soirs de la semaine, dès 1991............................. .... enfin un air de déjà vu si vous relisez l'article précédent.
Aujourd'hui, j'ai deux enfants hyper-créatifs et toniques, un mari dyslexique, une maison que je retape, je prends les cours de dessin que je n'avais pas réussi à caser dans mes années précédentes, je danse (en changeant régulièrement de genre parce que j'apprends vite et pas trop mal), je chante pour de vrai, je m'occupe de mes amis activement et de leurs enfants à foison, j'ai ce blog que j'adore, et surtout
je suis très régulièrement en conflit avec mes collègues.
Cela peut paraître incongru comme remarque mais pourtant c'est un fait établi et souligné par mes professeurs d'arts (danse, chant et dessin). Ma faculté d'adaptation et mes progrès sont plutôt rapides, quoique je fasse ou tente. Cependant la contrepartie, ce sont les autres. Il finit toujours par y avoir une gène par rapport à ma rapidité d'éxécution, mes facilités. Mon professeur d'art m'avait remarquée en 1996. Elle m'avait gentiment avertie que quoique je fasse, ce serait toujours le rejet de mes pairs qui me freinerait.
Aujourd'hui, j'ai réglé tout cela grâce à l'école maternelle. Je m'y exprime au mieuxen tant que prof, pouvant exploiter mon amour de l'art pour enseigner au mieux à mes minous (dont ma fille bien sûr qui me suit pour la deuxième année avant de céder sa place à mon fils l'an prochain), et j'ai enfin un rapport serein avec ma collègue qui, ô surprise, me ressemble trait pour trait, du haut de ses 52 ans.
J'ai choisi des amis eux aussi à part, un mari exceptionnel et artiste, c'est plus simple, et j'aime ma mère comme mon frère qui me suivent et me comprennent. Pour Lénaïc cependant, qui n'a que 24 ans, je sens bien qu'il est encore à la charnière de la recherche et de l'épanouissement. Comme moi à son âge.
Bilan : mes enfants sont hypers sensibilisés aux arts et aux relations durables avec leurs pairs. Ils ont le droit de dire et d'exprimer leurs choix, que nous tentons de respecter (suivre maman dans chacune de ses mutations, être ensemble, aller au théâtre, aux concerts, chanter danser), rester au lit jusqu'à 10h le matin, pour "lire" , rater l'école au profit du sommeil, du repos, des journées avec papa quand on ne l'a pas vu depuis longtemps.
Bilan personnel : Je suis toujours avide de connaissances, je continue à me remplir, et cette aisance m'a toujours permis de potasser très peu, au profit d'une vie personnelle riche et très remplie. Aujourd'hui je n'ai pas de regrets d'être restée dans mon niveau de classe, car j'ai pu vivre.
Bilan professionnel: je suis très attentive à la précocité et aux difficultés des enfants. Et lorsque je détecte ce genre de cas, c'est en priorité à l'enfant que je demande son avis. J'ai ainsi généralement été suivie , cependant certains enfants ont préféré faire le choix de la stabilité affective (les copains, la bande) qui leur donne un équilibre et surtout qui les accepte tels qu'ils sont. Etre le petit génie sans copains, c'est dur. Avec sa bande de potes, c'est cool. On peut les aider, faire le pitre, tout en maintenant les résultats.
Au final, les différences s'estomperont, car la précocité ne dure que le temps de l'enfance. Cependant l'environnement affectif et l'intégration de l'enfant précoce dans le groupe restent par la suite. Tu forges, Mime, un futur adulte. Cela doit rester ta priorité.
Maintenant, question de maîtresse Capucine : que veut faire Victor ? Quelle est son opinion à lui ? Comment se sent-il dans le groupe, dans la classe. Et puis depuis quand prend-on des décisions si fondamentales en urgence ????
Ce long article pour toi Mime et pour pour tout ceux qui s'inquiètent du bien-être de leurs rejetons.
fin de la communication très sérieuse de professeur Capucine
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