Et la girafe court, court après sa ligne
JE crois que cela va être possible, PO SSi BLE
par capucine640
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lagirafenubienne
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Au pays des girafes, il est des orages qui meurtrissent la savane bien plus profondément qu'il n'y paraît de prîme abord.
La liberté dont nous jouissons, cette belle étendue d'herbes blondes et de baobabs majestueux, que l'urbain nous envie, sans pour autant la convoiter, cette impression d'infini et de liberté est une jungle stupide, vile et mesquine et limitée.
Non, les crocs ne me poussent pas, je reste herbivore, mais quel rage d'être un être public, dont la réputation ne tient qu'à la mesquinerie et l'ignorance de quelques méchants cafards.
Pensez-vous que notre métier soit le plus beau du monde? Oui, quand il s'agit d'enseigner. Non quand il nous faut supporter les commérages, cancans et bassesses de villages.
Personne ne vous connaît, vous venez simplement de recevoir votre nomination, que les pires bruits circulent sur l'hurluberlu que vous êtes sensé être.
Allez ensuite tenter d'exister, ou simplement de faire votre travail correctement. Non, il faut sans cesse se justifier, point de vue, méthodes, vocabulaire, bon sens, voire même profondeur de l'échancrure de votre col roulé au millimètre près. Mais jusqu'où ira la bêtise animale.
Une girafe est une girafe. Qui plus est, lorsqu'elle est besogneuse, pourquoi s'acharner à lui chercher des défenses d'ivoire quand elle n'a que de charmantes cornes.
Du fin fond de mon bout de "paradis", ceint d'un grand mur bien épais et bien haut, assise sur des haies fournies et denses, je me recueille dans le silence de l'oubli, de l'anonyme et de la solitude.
Et je tenterai de poursuivre mon damné chemin de croix.
Sysiphe à un nouveau visage : c'est une girafe au lourd cartable, trainant des casseroles de quolibets et d'ignorante bêtise derrière ses pauvres pattes.
par capucine640
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